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Posts tagged with ‘immigration’

Barbès on t’a volé ton âme!

Barbès a été pris au piège des questions identitaires parceque se qui faisait la mixité des cultures a disparu. Cela a disparu parce que nous avons des énarques et des sciences po qui ont tué le petit commerce du quartier et ont édifié des hlm à l’image des cités construites dans les années 60. Barbès est mort parce que nous avons des intellos qui habitent le quartier et se sont accaparés le Louxor et la mémoire de Serge Daney pour en faire un cinéma “de cahier de cinéma” où pendant deux heures un couple se parle sans s’embrasser. Le maire, pourtant Bizertin a décidé, le Louxor s’appelle Youcef Chahine (ce dernier n’a rien demandé) au lieu de s’appeller Farid El Attrache. Ce dernier faisait l’unité entre juifs et musulmans à Barbès. En 1968, lorsqu’il y a eu des tensions entre juifs et musulmans à Belleville, Si Soulimane, le producteur de musique à Barbès, à invité le tune Kahlaoui Tounsi, immense musicien et producteur de Belleville, à faire ensemble un pelerinage de Tunis jusqu’à Oran. Les énarques et les bobos de la ville de Paris, ne savent pas que Michel, qui tient le kiosque en face de la bouche de métro de Barbès, est une des dernières mémoires du quartier. Son grand père était venu d’El Jadida au Maroc en 1912, pour tirer une charette aux Halles. Il y a une année, Michel m’a montré discrètement une photo extraordinaire d’un pièce de théâtre qu’il garde toujours sur lui. On y voit le grand chanteur travesti marocain Bouchaïb El Bidaoui, assis entre deux hommes en train de s’enerver contre la modernité européenne. L’un est Rabbin et l’autre Imam. Enfin, il faut savoir que lorsqu’il était adolescent, Michel aimait rejoindre Bouchaïb El Bidaoui pour danser avec lui. Cela, les énarques et bobos du cahier-cinéma-louxor ne le savent pas. Car pour eux, si tu connais pas le film “Scène de la vie conjugale” de Bergmann et que tu n’as pas fait tes études à Paris 8, tu n’es pas digne d’intérêt.

source
https://www.facebook.com/nidam.abdi/posts/663492827078342

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(Avis de recherche)
Driss Khatbi, 74 ans, a disparu dans la nuit du 30 au 31 décembre à Toulouse alors qu’il se rendait au Marché de Bagatelle à bord d’un Ford Transit Blanc immatriculé AM-823WL. Il est mince, mesure 1,85m et portait le jour de sa disparition un manteau 3/4 noir, un bonnet noir et des bottes en cuir. Sa famille est très inquiète car il est atteint de la maladie d’Alzheimer… Toute personne qui l’aurait vu est priée de contacter le 06 62 92 07 54. Merci les amis !”

- je publie cet avis de recherche pour deux raisons
la première: relayer la demande, on ne sait jamais
la seconde: cet avis constitue un témoignage de la triste fin de vie de nos papas, nos oncles, nos grand père et de notre rôle à nous leur familles qui les accompagnons sans relâche jusqu’à leur dernier souffle.

Update: cette personne a été retrouvée à Bordeaux.

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“ 22 heures, ligne 2, place à 2, il s installe en face de moi. Sri-lankais, la quarantaine, il porte encore sur le visage les stigmates d’une acnée qui a dû être terrible dans sa jeunesse. Le wagon est bondé. Normal, on est le 31. Ca crie. Ça s amuse. Ça se frotte. L alcool a sûrement commencé à couler à flots. Près de nous, debout, un groupe de jeunes femmes. 25 ans. Parisiennes. Plutôt classes. Elles ont mis le paquet niveau sapes. A mes yeux, insignifiantes. Ça fait bien longtemps que j en suis revenu du doux fantasme de la lutte des classes par la baise. Par contre, lui, est en plein dedans. Mais il ne le sait sûrement pas. Une jolie blanche, jeune, bourgeoise, ça attire forcément. Ça dégage un parfum d’inaccessible.De Saint-Graal. Surtout quand tu es sri-lankais, à la plonge dans un restau, avec la gueule criblée de cicatrices d acnée. L’Everest pour un tétraplégique. Il les mate. Il s oublie. Et moi ce que je vois dans son regard, me fend littéralement le coeur. Parce qu au-delà du simple désir charnel, ce que j y vois c est de la tristesse et du sacrifice. Une sordide chambre de foyer partagée à 4, le boulot de chien qui te casse le dos, le billet envoyé à la famille au pays et surtout l’absence de tout contact féminin hormis,peut-être, en fin de mois, quand les finances le permettent, la pipe à 20 euros made in china. Ce regard, c’est celui de mon père et de tant d autres. Nostalgie du pays. Oui. Parce que là-bas tu ne seras jamais le petit plongeur sri-lankais qui mate comme un sadique parce qu invisible et donc frustré mais le fils de, le frère de et peut-être bientôt le mari de. J arrive à ma station. Dernière pensée : et oui mon pote, ici l amour, tout comme la baise, sont devenus un champ de bataille. Guerre capitaliste entre l offre et la demande. Et si tu veux entrer dans ce game, toi, ta place à l entrée, elle te coûtera 20 euros la pipe, 50, la totale. Et à chaque fois. Jusqu à ce jour béni, et je te le souhaite, où tu recevras par la poste, un simple courrier officiel que tu ne sauras même pas déchiffrer mais qui mettra fin à ton tourment grâce à ces quelques mots alignés : ” demande de regroupement familial acceptée “. ”

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Le thé à la menthe. ( L’image ne correspond pas au film - bug)
Date de sortie 1985
Hamou, un jeune algérien, venu à Paris pour trouver du travail, devient un voyou hableur et mythomane. Il fait croire à sa famille qu’il est devenu riche. Sa mère, inquiète de sa trop longue absence, débarque un jour à l’improviste chez lui. Comprenant clairement la situation de son fils, elle cherche par tous les moyens à le rapatrier au pays…

- mon avis:
Beaucoup de clichés mais il fallait certainement cela pour décrire la condition immigrée maghrébine de cette époque.
Des incohérences, la mère parle un arabe algérien alors que le fils s’exprime en arabe avec un accent tunisien
Malgré tout, le film et l’histoire sont accessibles, on a des points de repère, l’action se déroule vers les quartiers de Barbès et Belleville.
Les thèmes principaux, la délinquance des immigrés venus chercher un argent facile, le retour au pays, l’éloignement de la famille, les problèmes d’intégration, le rapport à la mère dans la culture maghrébine, les mariages arrangés, la police, la sorcellerie en amour, la prostitution…


Pour la musique:

Fil conducteur Lahlou - Targitiw

39:30 mn Une scène dans le métro où un groupe (Lahlou) joue de la musique Kabyle, je pense même que l’artiste Akli D se trouve parmi eux

Une jolie scène où Hamou (A. Kechiche) danse en duo dans un café à 53:30 mn avec une danseuse “du ventre” sur de la musique raï

"Agma" de Lahlou - une triste scène où la mère de Hamou danse danse dans la rue sur de la musique Kabyle pour gagner sa vie

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